La
restauration ne ressort pas exclusivement du domaine des musées,
collectionneurs privés ou simples particuliers dépositaires
d'un tableau familial transmis de génération en génération
ont la possibilité de faire appel à des professionnels qui
sauront mettre en œuvre les techniques de restauration afin de lui
redonner ses teintes originelles et parfois même de mettre à
jour certains secrets jusqu'à présent bien gardés.
La
première étape consistera en l'établissement d'un
diagnostique détaillé de l'œuvre et de mettre sur pied
le programme des mesures conservatoires :
Le
vernis plus ou moins épais recouvrant la toile, soumis à
l'action d'un dissolvant permettra d'obtenir dans nombre de cas un rajeunissement
manifeste des coloris.
La
peinture elle-même peut porter les stigmates du temps sous diverses
formes : éraflures ou champignons microscopiques comme le chanci
et ses traînées blanches. Sous la main du restaurateur peut
parfois se découvrir un "repeint de pudeur", visant à
couvrir la nudité d'une gorge trop audacieuse par une dentelle
par exemple.
La
toile, support du tableau fera si besoin l'objet de toutes les attentions.
La pratique commune du rentoilage consistant à réparer un
accroc ou solidifier au dos de l'œuvre, elle n'est cependant pas
immunisée contre les outrages du temps et requiert grande attention
lors de cette opération complexe visant à la remplacer.
Episode
mouvementé de la vie d'un tableau, il convient d'en user avec parcimonie
et tout restaurateur conserve à l'esprit son rôle d'intermédiaire
entre le passé et le futur, guidé par un principe immuable
: laisser à d'autres professionnels la possibilité de "
lire " son analyse ainsi que la restauration faite – voire
de l'annuler pour retrouver l'objet dans son intégrité.,
une restauration soigneuse pourra toujours être refaite par le futur.
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